En 2026, les organisations publiques françaises évoluent toujours dans un contexte budgétaire contraint, marqué par l’inscription durable des efforts de maîtrise des dépenses. Les arbitrages opérés depuis 2 ans ont installé une logique de priorisation structurelle : chaque investissement numérique doit désormais démontrer autant que possible un impact mesurable en matière d’efficience, de qualité de service et de simplification pour l’usager.
Dans ce cadre, le numérique n’est plus seulement un levier d’optimisation interne, mais un outil stratégique au service de la transformation des politiques publiques. Les priorités se concentrent sur l’automatisation des processus à fort volume, la fiabilisation et la gouvernance des données, ainsi que le déploiement maîtrisé de l’intelligence artificielle, notamment comme assistant des agents. Le défi des projets de demain n’est plus seulement l’expérimentation, mais le passage à l’échelle dans un cadre de confiance.
La qualité des données devient une condition structurante comme carburant des enjeux d’interopérabilité, de traçabilité, de pilotage par la donnée ou encore d’automatisation grâce à l’IA. Parallèlement, les impératifs de sobriété numérique, de performance environnementale des infrastructures et d’inclusion des publics éloignés du digital s’imposent comme des critères de décision à part entière.
Les modes d’achat et de conduite de projet continuent d’évoluer vers davantage d’agilité et de mutualisation. Le recours aux centrales d’achat se consolide, tandis que la rationalisation des portefeuilles applicatifs devient un axe d’économie.
Enfin, la notion d’indépendance stratégique s’impose comme un axe structurant des décisions numériques. Au-delà de la seule conformité réglementaire, certaines organisations publiques cherchent à réduire leurs dépendances critiques vis-à-vis d’acteurs technologiques extra-européens, mais surtout à maitriser leur patrimoine de données (localisation, réversibilité, accessibilité…). Cette recherche d’autonomie – qu’il s’agisse des infrastructures cloud, des solutions d’IA ou des composants logiciels – s’inscrit dans une vision de long terme visant à garantir la continuité du service public, la protection des données sensibles et la capacité de l’État à piloter ses politiques publiques sans dépendance stratégique excessive.
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Cette étude propose une analyse des priorités numériques des organisations publiques, de leurs besoins en solutions numériques pour répondre à leurs enjeux, de leurs modes d’achats et des arbitrages à opérer pour concilier performance budgétaire, confiance des usagers et transformation durable de l’action publique.
Au sommaire de cette étude :
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Avant-Propos
- Les projets numériques prioritaires du Secteur Public
- Le numérique à l'épreuve du contexte budgétaire
- Focus sur les différents projets
- Les budgets et modes d'achats
- Profils des décideurs interrogés
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Méthodologie
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Aurélie Courtaudon,
Practice Leader - Secteur Public & Santé

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